Le 3 février 2012
Dans leur grande majorité (la Suisse et la Russie comptent parmi les rares exceptions), les indices des directeurs d'achats pour le mois de janvier traduisent une amélioration du secteur industriel. Tous n'ont pas pour autant refranchi le seuil de 50 qui sépare l'expansion de la récession. L'indice de la zone euro pour le secteur manufacturier progresse de 46,9 à 48,8 sur le mois. L'Allemagne s'inscrit à 51 (48,4 en décembre) et la France à 48,5 (48,9 en décembre). Les chiffres de l'emploi en Allemagne font état de la création de 50 000 nouveaux postes au mois de décembre ; le nombre de chômeurs a baissé de 34 000 et le taux de chômage est en recul de 6,8% à 6,7%.
De manière remarquable, six pays retrouvent un niveau supérieur à 50 : Hong Kong (51,9), la Suède (51,4), la Pologne (52,2), la Norvège (54,9), la Grande Bretagne (52,2) et le Brésil (50,6). D'un mois à l'autre, l'indice de l'Inde est passé de 54,2 à 57,5 tandis que l'indice officiel chinois progresse légèrement à 50,5 (à comparer à 50,3) et que l'indice calculé par HSBC s'améliore à peine à 48,8 (48,7).
Pour le secteur des services, les chiffres sont plus irréguliers mais leur niveau était généralement meilleur que ceux du secteur industriel. L'indice de la zone euro progresse de 1,6 pour atteindre 50,4 et son indice composite gagne 2,1 points à 50,4, un développement rassurant pour l'activité des prochains mois. En Chine, l'indice PMI officiel des services recule de 56 à 52,9 (indice HSBC inchangé à 52,5).
L'équivalent américain des PMI, l'ISM, continue son redressement dans sa version concernant le secteur industriel puisqu'il était en janvier de 54,1 (53,1 le mois précédent), tiré par les nouvelles commandes. Autre développement positif après des chiffres médiocres sur la consommation pour le mois de décembre, les ventes de voitures neuves ont atteint près de 14,2 millions de véhicules en janvier en termes annualisés. C'est le meilleur chiffre depuis mai 2008 si l'on exclut les niveaux exceptionnels dus aux programmes d'aide gouvernementaux en 2009.
EUROPE
Nouvelle semaine de hausse sur les marchés européens, la cinquième, portant la progression depuis le début de l'année à plus de 6% pour les indices européens, voire 8% pour les indices euro.
Au sein du secteur Aéronautique & Défense, l'Inde a sélectionné le Rafale du français Dassault Aviation (aux dépens du Typhoon du consortium Eurofighter, composé d'EADS, BAE Systems et Finmeccanica), et ouvert des négociations exclusives pour un contrat de 126 chasseurs qui marquerait la première vente à l'exportation de cet avion lancé il y a plus de 20 ans. Le montant du contrat pourrait atteindre 11 millions d'euros, et bénéficierait aussi aux groupes Thales et Safran. Les Emirats Arabes Unis semblent aussi avoir un intérêt pour le Rafale.
Après le suisse Richemont et le britannique Burberry, LVMH vient confirmer la bonne santé du secteur du luxe qui profite de la vigueur de la demande dans les pays émergents, de la résistance du marché américain et des flux touristiques en Europe. La croissance organique du groupe est ressortie à +14% sur l'ensemble de 2011 et à +12% sur le seul quatrième trimestre. Toutes les divisions du groupe ont connu des croissances à deux chiffres et ont sensiblement amélioré leurs marges l'an dernier, à l'exception des parfums et cosmétiques (Dior, Givenchy), davantage touchés par la crise en Europe. LVMH évoque des ventes de janvier "conformes" à celles de la fin 2011 et s'estime relativement confiant pour 2012. Plusieurs publications ont néanmoins déçu comme celle d'Unilever qui a publié pour son 4ème trimestre une croissance des volumes à +0,1% mais des prix bien orientés à +6.5% ou de Roche pour qui la réforme de la santé aux Etats-Unis et la baisse des prix au Japon ont coûté 1pt de croissance.
Plusieurs opérations de M&A ont été annoncées. Ainsi ABB a fait l'acquisition en cash de l'américain Thomas & Betts pour 3,9 millions de dollars, soit une prime de 24%. La société est spécialiste des équipements basse tension (connecteurs et composants) et de sécurité électrique aux Etats-Unis avec un réseau de distribution de 6 000 points de vente. Thyssenkrupp a procédé à la cession de ses activités inoxydables Inoxum à Outokumpu valorisées 2,7 millions d'euros ; Thyssenkrupp détiendra à l'issue de l'opération 29,9% de la nouvelle entité fusionnée.
ETATS-UNIS
Les marchés actions américains enregistrent une légère progression au cours de la semaine soutenus par des données économiques stables et une saison de publication de résultats contrastée. Lors de son témoignage auprès de la House Budget Committe, M. Ben Bernanke a déclaré que l'économie américaine s'améliore graduellement et anticipe une hausse de la croissance supérieure à celle de 2011. L'indicateur ISM manufacturier s'est établi à 54,1, ce qui est un chiffre très encourageant même s'il se situe en deçà des attentes du consensus à 54,5. Par ailleurs, les ventes de véhicules automobiles aux Etats-Unis ont fortement progressé pour atteindre plus de 14 millions, ce qui est un excellent signe pour l'ensemble de la filière automobile. Enfin les chiffres de l'emploi pour le mois de janvier font état de 257000 créations d'emplois dans le secteur privé contre 160000, c'est une énorme surprise positive.
Du côté des entreprises, la semaine fut marquée par l'introduction prochaine en bourse de Facebook qui, selon les premières estimations, pourrait lui donner une capitalisation boursière 50% supérieure à celle de Boeing, premier constructeur aéronautique mondial. Dans le secteur des semi-conducteurs, Qualcomm et Broadcom ont publié des résultats supérieurs aux attentes, confirmant la vigueur de la demande pour les smartphones dans le monde et notamment les pays émergents. Dans le secteur de la santé, les résultats sont, dans l'ensemble, solides à l'instar de Eli Lily, Pfizer ou encore Aetna, même si les perspectives pour le premier trimestre sont prudentes. Enfin, nous pouvons néanmoins noter deux déceptions, celle d'Exxon Mobil qui publie des résultats en deçà des attentes et Amazon dont la progression du chiffre d'affaires fut jugée décevante par rapport à l'importance des investissements consentis.
Au cours des cinq derniers jours, les secteurs qui affichent la plus forte hausse sont ceux des financières et les valeurs de technologie. Les services publics et l'énergie s'inscrivent en recul.
JAPON
Le Topix a cédé 1,6 % en yen mais s'est adjugé 0,9 % en euro (qui a cédé du terrain). Le raffermissement du yen et les résultats trimestriels décevants de décembre ont pesé sur le marché, qui devait sans doute accuser un repli après la hausse de plus de 5 % de l'indice pendant les quinze premiers jours de l'année. La publication d'un rapport encourageant sur les ventes au détail en Chine, qui se sont envolées de 16 % en glissement annuel pendant les vacances de la Nouvelle année lunaire, n'a pas eu une forte incidence. Le volume des transactions quotidiennes a été plus élevé, à 1100 milliards de yens, contre 900 milliards de yens voire nettement moins durant la plupart des semaines depuis novembre. Le yen a de nouveau gagné 2,4 % face au dollar et 2,1 % par rapport à l'euro.
La semaine la plus chargée en termes de résultats a été marquée par une vague de fortes révisions à la baisse, notamment dans le secteur technologique qui a pâti d'un recul généralisé de la demande et d'une érosion des prix accentuée par le raffermissement du yen. Fuji Film et Ricoh ont tous deux plongé de plus de 10 %, tandis que Hitachi, Toshiba, Fujitsu et Canon ont abandonné environ 7 %. NEC (-10 %) a annoncé qu'il réduirait de 4 % ses effectifs (110 000 salariés) mais les analystes ont davantage été préoccupés par le manque de dynamisme de son cœur de métier. Les grands aciéristes ont chuté de plus de 5 %. Melco s'est, quant à lui, effondré de 13 %. Il lui a été interdit de répondre à des appels d'offres publics en raison de surfacturations présumées à des organismes des secteurs de la défense et de l'aérospatiale.
Au chapitre des bonnes nouvelles, NKSJ Holdings progresse de 7 %. Le départ de deux cadres dirigeants a permis de résoudre les conflits au sein de l'équipe de direction et d'accélérer la consolidation de deux filiales d'assurance non-vie. All Nippon Airways a gagné 6 %, les investisseurs se montrant sensibles à ses efforts de réduction des coûts. JR East s'est adjugé 3 % après avoir fait état d'une demande touristique nettement plus soutenue.
ASIE
La hausse des marchés asiatiques s'est accélérée cette semaine et les volumes s'étoffent. C'est d'autant plus bon signe que la saison de publication des résultats du 4e trimestre n'est pas vraiment resplendissante, beaucoup d'annonces de marges, notamment, en dessous des attentes. Cela n'est pas surprenant, la production du 4e trimestre s'est faite avec des matières premières achetées à des prix encore élevés. L'amélioration devrait venir dans les deux trimestres prochains. La hausse s'explique véritablement par une configuration très favorable qui pourrait durer. Nous notons une véritable relaxation des conditions monétaires dans la région et une inflation qui continue de montrer des signes d'apaisement, dernier chiffre en provenance d'Indonésie, +3,65% pour janvier en année glissante, est très positif en ce sens. Les banques chinoises recommencent à prêter plus, on devrait atteindre les 800 milliards Rmb en janvier et probablement dépasser les 1000 milliards Rmb en février contre certains mois en dessous des 500 milliards au 2nd semestre. La consommation chinoise pour le Nouvel An chinois s'est montrée robuste avec une hausse de plus de 16% par rapport à 2011 qui avait été une année record.
AUTRES PAYS EMERGENTS
La grande nouvelle de la semaine est l'annulation de 122 licences 2G accordées frauduleusement en 2008. Ces licences vont faire l'objet de nouvelles enchères. Ces annulations engendrent beaucoup de questions sur le secteur des télécoms et le secteur bancaire. Au sein des télécoms, un leader comme Bharti, qui a vu aucune annulation de ses licences pourrait-il bénéficier d'une consolidation dans le secteur ? Cela va-t-il vraiment changer l'environnement concurrentiel dans la mesure où ce sont principalement les plus petits opérateurs qui ont été frappés par cette mesure ? Dans le secteur bancaire, pouvons-nous craindre une augmentation du coût du risque du fait de ces annulations ? Il est difficile d'avoir des certitudes aujourd'hui mais il semblerait, une fois de plus, que ce risque ait été mieux géré par les banques privées indiennes que les banques publiques.
Cette année, la Reserve Bank of India a pour priorité de maintenir la croissance en Inde. Elle attend probablement le vote du Budget pour calibrer l'étendue de la baisse de ses taux directeurs. Dans un contexte de baisse des taux, nous recommandons aux investisseurs de revenir sur le marché indien.
Le marché brésilien s'est adjugé 2,33 % cette semaine. Les perspectives extérieures restent apparemment plus favorables en raison de l'assouplissement de la liquidité. Cette semaine, les indices PMI industriels des États-Unis, de l'Europe, de la Chine et du Brésil se sont améliorés. Il s'agit d'un signe plutôt encourageant pour le marché indiquant que l'activité économique pourrait se redresser. Au Brésil, la production industrielle s'est accrue en glissement mensuel (+0,9 % en décembre, contre +0,3 % en novembre) mais moins que le consensus ne le prévoyait (1 %). OGX a commencé à produire du pétrole sur son bassin de Campos. En outre, parallèlement au forage de puits dans son bassin de Santos, OGX a découvert des réservoirs de « pré-sel » en plus des réserves estimées à 1,8 milliards de barils d'équivalent pétrole dans la région. Le titre a gagné 7,65 % cette semaine. Les résultats de Bradesco pour le quatrième trimestre ont créé la déception en raison d'une augmentation des défauts de paiement et des dépenses.
Par rapport aux autres pays latino-américains, l'indice a gagné 2,42 %. La confiance des ménages continue à s'améliorer. Le Pérou a publié ses résultats pour décembre cette semaine. Ils sont en progression de 3,6 % en glissement mensuel. Les prêts financiers se sont aussi accrus de respectivement 2,3 % en glissement mensuel et 17 % en glissement annuel. Les indices de confiance mexicains doivent être publiés aujourd'hui et le marché table sur une hausse de 50 pb par rapport à décembre. Par ailleurs, la croissance des ventes au détail au Chili a été supérieure à la prévision du consensus pour décembre (10,1 % contre 8 %). En revanche, la croissance de sa production industrielle pour le même mois est ressortie nettement en deçà (0,5 % contre 1,2 %). Par ailleurs, la banque colombienne Davivienda a annoncé un accord de rachat des activités de HSBC en Amérique centrale pour 801 MUSD (1,4 fois le ratio cours / valeur comptable).
MATIERES PREMIERES
En décidant de maintenir les taux court proche de zéro au moins jusqu'à fin 2014, et en ouvrant la porte à un potentiel 3e programme d'assouplissement monétaire (QE3), le patron de la réserve fédérale américaine (la Fed) a donné indirectement un fort signal aux investisseurs : continuez à investir de l'or, nous allons imprimer de l'inflation ! Parallèlement, l'US Mint annonce de fortes ventes, les plus élevés depuis un an, d'American Eagle, la pièce d'or la plus populaire aux Etats-Unis. La demande d'investissement reste forte également du côté des Banques Centrales, avec de nouveaux achats de lingots annoncés par la Russie, le Kazakhstan et la Mongolie. Le Vénézuela a, quant à lui, annoncé avoir fini de rapatrier la plupart des lingots de ses réserves qui étaient détenus à l'étranger, soit 160 tonnes (l'équivalent de 9 milliards d'USD). Depuis le début de l'année, l'once d'or progresse ainsi de 11,7% (+2% sur une semaine), et n'est plus qu'à 8% de son record absolu de septembre dernier. Les sociétés aurifères, contrairement à l'année 2011, suivent le rythme « imprimé » par l'once d'or et surperforment ainsi les marchés actions.
Du côté de l'énergie, le baril de pétrole (brent) continue d'évoluer dans une fourchette très resserrée autour de 110$/bl. Cependant, les grandes compagnies pétrolières intégrées ont, jusqu'à présent, publié des résultats plutôt décevants, principalement pénalisés par leurs activités de raffinage-distribution. Ceci fait échos aux annonces de fermetures de capacités de raffinage en Europe par Petroplus et aux Etats-Unis par Hess notamment.
Petite correction sur la semaine du côté des métaux, mais qui est d'avantage une prise de profit après un très bon début d'année. Les chiffres du PMI chinois pour le mois de janvier montrent que les intentions d'achats sont toujours bien orientées malgré la coupure liée au Nouvel An Chinois. Le regain d'optimisme sur les matières premières allié aux perspectives de politiques monétaires plus accommodantes dans les pays émergents a peut-être servi de catalyseur au retour des opérations de fusions-acquisition. Toujours est-il que la société Glencore a proposé à Xstrata, dont il détient 34%, de discuter d'une éventuelle fusion. Une telle opération ferait de la nouvelle entité un nouveau leader sur les marchés du charbon thermique et du zinc, un acteur puissant dans le cuivre, et formerait le 4e plus grand groupe minier, derrière BHP Billiton, Rio Tinto et Vale. Une histoire à suivre.
CONVERTIBLES
Comme à l'accoutumée, les tensions en Europe ont été l'une des principales préoccupations des investisseurs cette semaine. Lundi, à la suite de rumeurs d'une éventuelle restructuration de la dette portugaise, les rendements des dettes périphériques ont très fortement augmenté (le 10 ans portugais prenant plus de 200pb dans la journée). L'annonce du gouvernement du rejet d'un deuxième plan de sauvetage et les interventions de la BCE sur les marchés ont permis une détente sur les rendements portugais. De plus, aucun accord en Grèce n'a été annoncé cette semaine, ce qui a contribué à l'incertitude ambiante, même si jeudi soir, le commissaire européen Olli Rehn annonçait un accord sur la dette grecque et ses créanciers privés d'ici la fin de la semaine. Globalement, les marchés du crédit en Europe ont suivi la tendance amorcée depuis le début de l'année. Les indices de crédit investment grade Itraxx et sub-investment grade Xover se détendent et reviennent sur leurs niveaux de début août. A titre d'exemple, le Xover repasse sous la barre des 600 pb.
Eureka ! Le marché primaire européen des convertibles a rouvert ses portes en 2012. African Minerals, exploitation de mine de fer, a émis 350 millions de dollars à horizon 2017. Le marché a très bien accueilli la fusion éventuelle entre Glencore et Xstrata. L'offre de BNP Paribas sur ses obligations convertibles en actions Ageas, dites « Cashes », a été acceptée par 63% des porteurs.
Le marché primaire asiatique n'est pas en reste cette semaine. Aux Philippines le conglomérat SM Investments a émis 250 millions de dollars à 5 ans. Par ailleurs, le PMI Chinois est ressorti mieux qu'attendu cette semaine (50,5 contre 49,6)
Aux Etats-Unis, la publication de certains indicateurs américains décevants a tempéré la tendance haussière des marchés (ISM, confiance des consommateurs, Case-Shiller sur les prix de l'immobilier américain). Concernant certaines nos positions, il convient de noter cette semaine que Qualcomm Inc profite cette semaine de la publication de ses bons résultats, l'action Mylan bondit sur l'annonce d'accord de la FDA. Enfin, Gilead a publié jeudi après la clôture des résultats mitigés et a revu ses guidances pour 2012.
ALLOCATION D'ACTIFS
Après une brève correction, l'environnement est resté favorable aux actifs risqués et la perception des investisseurs, en particulier, a soutenu les marchés actions. Entre la clôture du 26 janvier et celle du 2 février, les grands indices boursiers mondiaux ont enregistré les évolutions suivantes, en devise locale :
- Standard & Poor's 500 +0,5%
- Euro Stoxx 50 +0,7%
- TOPIX -0,3%
- MSCI Marchés émergents +2,8% (en euro)
Le schéma des dernières semaines s'est prolongé pendant la période. Les taux sur la dette espagnole et sur la dette italienne ont continué à se détendre. Pour cette dernière, le taux de l'échéance à 10 ans a perdu 60 points de base sur cinq séances pour atteindre 5,6% environ (après 7,5% au plus haut de novembre). Le mouvement est encore plus fort sur l'échéance à 2 ans qui perd 75 points de base mais entre 3,65 et 2,9% (elle a été au-dessus de 6% de début novembre à la mi-décembre). Seule, la dette portugaise est restée en marge de cette évolution. Sur les autres marchés obligataires, la détente a dominé : la rémunération sur l'emprunt Treasury a perdu environ dix points de base.
L'euro termine la période inchangé (1,31) par rapport au dollar tandis que le yen approche à nouveau 76. Le yuan chinois a fait preuve de fermeté en s'approchant de 6,30 en dollar.
La violence du mouvement, notamment de la rotation sectorielle, nous conduit à alléger nos positions en actions de la zone euro. L'accord sur la restructuration de la dette grecque et ses modalités n'est pas conclu, l'avenir économique de ce pays s'annonce très difficile et le Portugal lui emboite le pas avec des taux qui ont explosé à la hausse (près de 17% sur le 10 ans). Nous misions sur un rebond technique compte tenu du pessimisme qui prévalait chez les investisseurs, nous le mettons à profit pour passer tactiquement négatifs en raison des échéances importantes des toutes prochaines semaines. Nous conservons nos autres scores sur les actions avec, une nette préférence pour les actions de la zone émergente. Sur les marchés de changes, l'appréciation de l'euro contre dollar nous a conduits cette semaine à réduire nos couvertures sur le billet vert.
Au sein de Edmond de Rothschild Europe Flexible, le taux d'exposition a été abaissé à 32%, des plages de couvertures via options ayant été initiées sur le Dax. Le coût de ce type de couverture s'avère particulièrement peu élevé, compte tenu des niveaux de volatilité faible sur les actions.