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Point sur les marchés financiers

Le 16 mars 2020

POINT MARCHE : DISSOCIER LA PEUR DU RISQUE

C’est en reprenant le titre d’une note envoyée par une société de gestion que nous débutons notre point marché.

 

 

Face à la violence de la réaction du marché, il nous semble important de prendre la parole afin de vous apporter notre éclairage. La superposition d’événements exogènes, comme le COVID-19 ou la décision unilatérale de l’Arabie Saoudite de faire baisser les cours du pétrole, alimente une nouvelle fois toutes les peurs. La séance du 12 mars a été une nouvelle fois très chahutée sur les marchés financiers. Deux éléments se sont conjugués : d’une part, l’OMS a déclaré que l’épidémie de Covid-19 était maintenant au stade de la pandémie (elle touche plus de 120 pays). D’autre part, les réponses des autorités politiques semblent insuffisantes à ce stade du développement de la contagion. Plus spécifiquement, les réponses en termes de politiques économiques, tant monétaires que budgétaires paraissent insuffisantes et non coordonnées sur le plan international, alors que la diffusion du virus est globale.

 Point sur le coronavirus 

A ce stade, nous n’avons pas de visibilité quant à la fin de l’épidémie ; même si les scientifiques évoquent une durée de vie du virus limitée dans le temps. Le Coronavirus touche aujourd’hui les pays du monde entier, à des vitesses et proportions différentes. Les Etats touchés sont dans certains cas obligés d’entreprendre des mesures fortes pour contrer l’évolution du virus. En Europe, l’Italie est désormais en quarantaine nationale, tout comme a pu l’être la région de Wuhan, mise sous cloche pendant une quarantaine de jours. La France se prépare à prendre des mesures similaires.

Soit, nous aurons affaire à une épidémie de courte durée, qui prendrait fin avant l’été, soit à une épidémie plus longue, nécessitant la découverte d’un vaccin. Le nombre de nouveaux cas en Chine a atteint son pic mi-février, et que le nombre total de personnes contaminées s’est depuis stabilisé. Le virus semble suivre une courbe de progression similaire en dehors de Chine, avec environ un mois et demi de décalage.

 

Faut-il pour autant céder à la panique ?

Actuellement, les marchés surréagissent comme souvent dans ces moments. Il y aura des impacts sur l’économie mondiale. Néanmoins le scénario du pire n’implique pas une récession mondiale.

-          Les révisions à la baisse des perspectives de croissance faites par les agents économiques pèsent sur les cours des matières premières, mais auront à terme un impact positif sur les coûts de production des entreprises ou le pouvoir d’achat des ménages.

-          Les interventions coordonnées des banques centrales pour assurer la liquidité du système offrent des conditions de financement très favorables aux Etats notamment, ce qui rend possible des plans de relance.

Le profil de croissance dans les économies développées devrait probablement être en « U », avec une détérioration à court terme, suivi d’une stabilisation à un niveau faible et enfin d’une reprise assez forte dans la seconde partie de l’année. Si on prend le cas de la Chine, le pays a pu contrôler le virus 6 à 7 semaines après l’apparition d’un grand nombre de cas. En appliquant ce délai à l’Europe et aux Etats-Unis, on arriverait ainsi à espérer une amélioration de la situation au début mai.

 

Garder son sang-froid

Dans ces situations tumultueuses, il est conseillé de garder son sang-froid et se concentrer sur ses objectifs de départ. Ce principe est en contradiction avec la psychologie de l’investisseur qui tend à acheter lorsque les prix sont au plus haut et vendre au plus bas.

 

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Ce paradoxe est certes difficile à vivre, mais est nécessaire pour faire fructifier son portefeuille. Continuer à investir lors d’une crise, c’est en exploiter ses rares bienfaits : vous diminuez ainsi votre prix moyen d’achat et maximisez vos chances d’une plus-value à l’avenir.

Nous commençons déjà à identifier des opportunités d’investissement. Nous serons présents pour proposer à ceux qui le souhaitent d'augmenter le risque de leurs allocations lorsque nous considérerons que les temps seront un peu moins troublés. Toute l’équipe reste à votre disposition pour répondre à éventuelles interrogations. Afin de respecter les consignes du gouvernement, nous limiterons les rendez-vous physiques et privilégierons les rendez-vous téléphoniques et la gestion des opérations à distance.

Jean-Paul FOUTEL